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La création d’Artem
Nancy repose sur trois convictions
Si Artem a pris naissance et a réussi
à s’imposer dans un monde de la formation
dominé par la fidélité à
des principes de séparation des disciplines et
des institutions, c’est qu’il est le fruit
de convictions fortes, partagées par ses concepteurs.
La première est que la
mondialisation des échanges gagne les valeurs,
la culture et la formation. Nos écoles et nos
universités s’inscrivent dans une dynamique
mondiale de concurrence et de coopération. Pour
y participer pleinement, elles doivent proposer une
offre distinctive, pertinente et ouverte. Leurs étudiants
doivent y apprendre à travailler et évoluer
dans un contexte international multiculturel.
La deuxième conviction
est que la question du développement durable
doit être traitée sérieusement
pour ne pas devenir une antienne à la mode, vidée
de son sens. La prise de conscience de la solidarité
entre les générations d’aujourd’hui
et celles de demain, entre les pays industrialisés,
les pays en développement et les pays pauvres,
replace le développement économique comme
moyen et non comme équivalent ni encore moins
comme fin du développement humain. Les écoles,
notamment celles qui forment les futurs dirigeants,
doivent donc considérer comme relevant de leur
responsabilité de faire intégrer cette
problématique dans la formation de leurs étudiants.
Cette nouvelle vision du monde, cette nouvelle conception
des priorités de l’action, cette nouvelle
éthique des rapports humains ne peuvent faire
l’objet d’un enseignement de plus, de la
constitution d’une discipline supplémentaire.
Elles n’ont de chances de s’épanouir
que par de nouvelles formes d’éducation,
fondées sur la richesse de l’échange
interculturel et centrées sur la formation de
l’homme, au-delà de l’apprentissage
de spécialités.
La troisième conviction
est plutôt une aspiration : l’aspiration
à un humanisme renouvelé, plus universel,
fondé sur une culture de la pensée complexe,
interdisciplinaire, élargie. Première
de toutes les richesses, la connaissance doit se concevoir
en dynamique, comme un processus complexe mettant en
œuvre toutes les facultés de l’esprit
: rationalité, affectivité, imagination,
mémoire, etc. Dès que se confrontent les
intelligences en action des ingénieurs, des managers
et des artistes, l’inséparabilité
cognitive du processus conception-création apparaît
au grand jour. La dichotomie entre le rationnel et le
sensible, entre l’intellect et l’affect,
se révèle alors comme un simple mythe
scientiste.
Artem propose un nouveau modèle de formation
Au regard de ces convictions, la
formation d’un homme parcellisé, taylorisé,
hyperspécialisé et sans culture n’intéresse
pas les fondateurs d’artem: ils considèrent
comme stérile, voire dangereuse, la dichotomie
moderne, opérée par les systèmes
actuels de formation, qui séparent les enseignements
dits des humanités et de la création de
ceux des sciences et de la technologie, aboutissant
à « former d'une part, des cultivés
ignorants et, de l'autre, des experts incultes, tous
deux hors du monde. »
Culture de la complexité,
apprentissage de la liberté et de la responsabilité,
humanisme, conception solidaire de la société
et des rapports internationaux, inscription dans une
culture européenne ouverte à tous : Artem
propose un nouveau modèle de formation répondant
aux besoins d’un développement durable
et posant sans cesse la question du sens de l’action
engagée.
Artem se présente ainsi comme
un levier expérimental de modernisation de l’enseignement
supérieur. Il crée un prototype d’espace
universitaire nouveau, ouvert sur les diverses formes
de connaissances, d’intelligence et de sensibilité,
décloisonnant les disciplines et les cultures
sans les confondre. Alliance des arts, des sciences
et du management, « lieu d’exploration des
possibles » Artem entend, contribuer à
l’invention d’un monde nouveau pluriel,
plus responsable et plus solidaire.
Résumé
La formation d’un homme parcellisé,
taylorisé, hyperspécialisé et sans
culture n’intéresse pas les fondateurs
d’artem: ils considèrent comme stérile,
voire dangereuse, la dichotomie moderne, opérée
par les systèmes actuels de formation, qui séparent
les enseignements dits des humanités et de la
création de ceux des sciences et de la technologie,
aboutissant à « former d'une part, des
cultivés ignorants et, de l'autre, des experts
incultes, tous deux hors du monde. »
Culture de la complexité,
apprentissage de la liberté et de la responsabilité,
humanisme, conception solidaire de la société
et des rapports internationaux, inscription dans une
culture européenne ouverte à tous : Artem
propose un nouveau modèle de formation répondant
aux besoins d’un développement durable
et posant sans cesse la question du sens de l’action
engagée.
Artem se présente ainsi comme
un levier expérimental de modernisation de l’enseignement
supérieur. Il crée un prototype d’espace
universitaire nouveau, ouvert sur les diverses formes
de connaissances, d’intelligence et de sensibilité,
décloisonnant les disciplines et les cultures
sans les confondre. Alliance des arts, des sciences
et du management, « lieu d’exploration des
possibles » Artem entend, contribuer à
l’invention d’un monde nouveau pluriel,
plus responsable et plus solidaire.

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